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Petite fleur

Petite fleur

ATTENTION :Texte protégé et déposé.

Extrait d'un livre en cours

Petite Fleur

Hymne à l'amour: L’amour n'est pas un sentiment, c'est un art. De Paul Morand

Par une chaude journée de printemps, Petite fleur se tourne vers le soleil, elle veut que chaque pétale soit réchauffé par celui qui illumine ses journées.

Alors qu’elle profite un maximum de la chaleur, une ombre vient se poster juste devant elle : Fini, plus de soleil !!!

Maintenant, Quelque chose c’est couché juste à ses cotés. L’ombre est telle qu’elle ne voit même plus l’astre solaire : « mais qu’elle misère, que vais-je faire » pense t elle ?

« Oh hé, veux-tu te bouger un peu, s’il te plait» dit elle à l’ombre, mais rien ni fait !

- Hé ! tu m’entends, bouge un petit peu s’il te plait, afin que je puisse profiter des rayons du soleil », mais rien ne bouge pas.

Petite fleur, fini par reconnaitre la forme a ses cotés : un jeune homme. Elle comprend qu’elle doit crier plus fort pour qu’il l’entende.

« BOUGE !! » hurle t – elle de toutes ses forces

Enfin, je jeune homme se soulève brusquement « qui parle ? » dit il, surprit par ce petit cri

Ne voyant personne, il se recouche dans l’herbe bien fraîche « j’entend des voix ! se dit-il

- mais non, c’est moi Petite Fleur, bouge un peu, tu me caches la lumière du soleil...

Sursautant, il se tourne et se retourne, ne voit rien, puis baisse les yeux : surprise ! Un joli coquelicot, le regarde fixement, intrigué lui aussi, il comprend, c’est cette fleur qui vient de lui parler ?

- Les fleurs ça ne parle pas ! Se dit-il à haute voix, je deviens fou.

- Ah bon ! Et pourquoi pas ? Vous seriez les seuls à pouvoir prétendre communiquer ? Je te parle depuis 10 minutes ! Peux-tu bouger un peu, pour que je puisse moi aussi, me réchauffer?

Claude, c’est son nom, finit par se reculer.

- Merci, maintenant tu peux te reposer, MAIS plus loin, nous ne sommes pas si nombreux, si tu nous empêche de voir le soleil, et de disséminer nos graines, nous n’existerons plus bientôt.

- Pas nombreuses, tu veux rire ?

- Non pas du tout, nous sommes fragiles, légères, belles et éphémères. Je suis là pour te plaire, pour égayer les champs de notre belle robe rouge sang. Aimes-tu ma jolie couleur ?

Claude ne répond pas à cette dernière question, un peu étonné de parler à une fleur. Bien vite, il a une idée. Se lève, salut Petite Fleur, remet son chapeau, se frotte le pantalon et repart avec un tas de fatras, sous le bras.

- Je reviendrai demain !

Mais notre coquelicot ne l’écoute déjà plus, les yeux tournés vers son "amoureux" elle ferme les yeux et soupir de plaisir en sentant les rayons lui caresser les pistils.

À suivre...

Val

Tableau de Claude MONET : Coquelicots 1873