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les prix

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Le JEU : les PRIX

Avec des photos c'est encore mieux.

1er Prix - 2ieme Prix- 3ieme prix

Bonne chance à tous sur ce site ou sur le blog

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Re le jeu et les prix

HUGO, Pirate qui avait peur de l’eau !

LE JEU !

Rappel : le jeu est ouvert à tous de 7 à 107 ans (les pirates ça à la peau dure)

Toute forme d’arme est prohibée ! Pas de maléfices, ni de tours de passe-passe !

Le trésor est un livre dédicacé par les deux artistes à celle ou celui qui répondra précisément aux 3 questions suivantes …

1- Le nom de la femme pirate Irlandaise la plus célèbre ?

2- Hergé (le père de tintin) s’est inspiré d’un capitaine célèbre dans les aventures de "Rackham le rouge" quel est son nom ?

3- Après 1001 batailles et aventures, les pirates aimaient se reposer sur une île. Quel est son nom ? (facile)

En cas de réponses ex-aequo, le livre sera envoyé au mousse le plus jeune !

Nous vous souhaitons bonne chasse !

Le jeu sera clôturé sur blogs & Facebook(s) le dimanche 6 janvier 2012 minuit !

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Un conte de Noël

Un conte de Noël
Pas de chichi,pas de tralala ou autres sur ce blog, juste des histoires pour faire rêver les enfants et les grands de 7 à 77ans, et plus si affinité, avec les contes et les fées...

Les textes sont tous déposés et protégés, merci de me contacter pour toutes copies.

D'après le contes " les musiciens de Brêmes" des Frêres Grimm.

Les miracles de Noël.

C’est une belle nuit d’hiver, une de ces nuits douces et célestes, une de ces nuits où tout est paisible. Une de ces nuits où tout brille : le ciel, le sol et les milliers de lucioles accrochées de-ci, de là dans les jardins et les sapins. Une nuit comme on en a qu’une par an, une nuit avant la nuit de Noël.

Là dans un coin du monde, une maison un peu singulière, qui ne peut que te plaire, une maison que chaque petite fille ou petit garçon aimerait un jour pouvoir visiter. Une maison où on y fabrique du rêve, des paillettes, des chansons et des odeurs de bonheur. Une maison bien calme à cette heure. Mais entrons, et voyons un peu ce que nous allons y trouver : Jouets ? Poupées ? Non !! Regarde… D’un peu plus près…

Un vieil homme, sans âge, est assis aux pieds d’un sapin gigantesque, non loin d’un bon feu de cheminée. Un vieil homme que nous connaissons bien, et pourtant, aucun de nous ne l’a jamais vu, enfin pas vraiment, seulement dans ses rêves d’enfants.

Ce vieil homme, assis sur son fauteuil préféré, pense à une soirée comme celle-ci. Une soirée qui s’est passé dans un pays bien joli, une soirée où quatre amis ont rencontré … Ce que quelque part on pourrait appeler : une Fée.

Il y a bien longtemps de cela, dans un pays où tout est toujours merveilleux. Par une nuit d’hiver où il fait si froid, que l’on ne mettrait pas dehors son pire ennemi. Un âne est parti de chez lui. Chassé par son maître, ce dernier voulait lui ôter sa peau. L’offrir à sa bien-aimée était son souhait. Pour ses longues soirées devant la cheminée. Une peau si belle, qu’elle faisait rêver plus d’un lorsqu’il le voyait passer. Luisante et parfumée des senteurs des fleurs d’été, qu’il avait amassé sur son dos : Jasmin, mimosa et pavot. Ces fleurs étaient destinées aux « nez » de la région d’où il était. Cette odeur, s’estompait au fur et à mesure de l’année, et bien souvent arrivait l’hiver elle avait presque disparue. Mais son poil en était encore plus beau, tanné par la caresse régulière des fleurs ainsi posées.

Hier, il avait entendu l’affaire, et du coup a filé plus vite que l’éclair. Il avait juste oublié que nous n’étions plus en juillet, mais en décembre bien sonné. Le froid, la neige et les gelées avaient effacé toutes traces de verdure et de pâture.

- Tant pis ! c’était-il dit

- Je préféré les névés à la lame du « boucher »

Le voilà parti, laissant comme cadeau derrière lui, quelques traces de sabots dans la belle porte du château. Le long du chemin notre ami chante son chagrin, il n’a pas une belle voix, il fait fuir les seules âmes qui ont défié le froid. En fait, il essaye d’oublier sa frayeur et le vent glacé de cette nuit sans amis. Il chante je ne sais trop quoi, jusqu’au moment où il entend un jappement. Il se retourne, cherche du regard, écoute encore, puis entraperçoit dans le noir, un animal, assis, là.

- Pourquoi pleures-tu, brave chien? Et que fais-tu ainsi, le derrière posé sur je ne sais quoi ? Que tiens-tu là … Heu Melchior? C’est bien cela ?

Le chien surpris arrête son boucan. Il regarde l’animal, et lui demande.

- Comment connais-tu mon nom ? Je ne pense pas t’avoir compté parmi mes amis ? Toi qui chantes si mal, que tu en as chassé ceux qui me donnaient un peu de pain pour me rassasier.

- Ton nom est inscrit en lettres d’or sur le bidon, que tu portes d’une drôle de façon !

- Ah bon ! Je ne sais pas lire ces gribouillis, comment as-tu appris ? Mais tu es un âne savant, venez ici passant ! Venez écouter les leçons de mon ami l’âne bâté.

L’âne se mit à rire.

- Ils ne comprennent pas tous tes jappements, tu t’évertues pour rien, tu brasses du vent, mon pauvre chien !

- Pourtant mon maître me comprenait ?

- Mais non ! Il savait ce que tu voulais, rien de plus.

Sans savoir pourquoi les deux amis se sont mis à rire jusqu’à plus en finir. Heureux d’être deux, heureux de s’être trouvé un ami.

- Allez viens avec moi, on va par là. Lui dit l’âne en lui montrant le long chemin enneigé qui brille à la lueur de la nuit.

- Comment sais-tu qu’il faut que tu suives cette voie-là? En plus de comprendre les lettres des humains, tu sais lire ton chemin ?

- Mais non ! Je suis la seule étoile qu’il y a dans le ciel.

- Mais le ciel est recouvert de ces choses !

- Non ! Pas ce soir, la nuit est bien noire, mais il ne brille qu’une seule étoile, et elle ne brille pas comme de coutume. Elle brille de mille feux. Elle brille par scintillement. Elle brille plus haut que le firmament.

Alors le chien lève la tête et s’aperçoit qu’en effet elle brille différemment.

- Tu as raison l’âne, elle ne luit pas pour les passants, elle luit pour toi et moi. Les deux amis qui ont été bannis, dit Melchior tristement

- Pourquoi es-tu seul cette nuit Melchior ?

- Mon maître a voulu m’assommer. Tu comprends, à la chasse je n’arrivais plus à galoper, chasser et attraper le sanglier comme les jeunes de la meute. Alors qu’un soir je me promenais dans le parc, j’ai entendu le dresseur dire que j’étais une plaie, qu’il était temps de se débarrasser de moi. Le maître a répondu, assomme-le et tu le noies, « Tu sauras ? » Le dresseur a répondu oui sans hésiter.

- Une épine en moins dans ma meute ! Avait-il crié ! Du coup je n’ai pas attendu le coup de massue, j’ai pris la clé des champs, sans demander si j’en avais le droit. Je suis parti, jusqu’à ce que j’aie compris que la belle vie : c’était fini. Mon estomac crie, mes pattes se fatiguent, mes oreilles n’entendent plus pareil avec ce vent glacial. Je suis las. Et toi que fais-tu là ?

Et l’âne lui raconte son aventure, plutôt sa déconfiture. Il parle tant et tant qu’ils en oublient le temps, les gens. Les passants sont surpris de voir ce convoi, un peu particulier, circuler sur une voie gelée. Mais les deux amis rient, chantent en cœur et marchent avec ferveur. Tant et si bien qu’ils ne voient pas, cette chose sur le sol, dont la couleur est celle du long manteau blanc, que le ciel a déposé sur la terre. Ils ne s’attendent pas à voir, couché ici, un futur ami, là dans le froid. Ils ont failli presque mourir d’effroi en l’entendant cracher à toute volée, lorsque l’âne bâté l’a pour ainsi dire écrasé de ses sabots crottés.

- AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!! Hurlent nos deux compères.

Ils se précipitent en arrière, et en tombent sur leur derrière. L’âne dans une posture sans nom, et le chien sur ses talons, font se tordre de rire celui qui a failli les voir mourir.

- Que vous êtes drôles tous les deux, dit l’animal qui se tord en deux.

- Vous avez eu peur de moi, moi qui ne suis qu’un vieux chat ? Non mais, on n’a jamais vu ça !

- Mais quelle idée aussi de se coucher ainsi en plein milieu de la chaussée, tu aurais pu te faire écraser ! D’ailleurs, c’est pour cela que tu as craché ? Mais… Mais

L’âne se relève, avec quelques difficultés et s’approche du chat. Il le renifle de haut en bas…

- Mais qu’est-ce que c’est cette odeur ? Est-ce toi ? Tu t’es baigné dans quoi ? Ça sent terriblement fort.

Après un instant, voyant que le chat ne répondait pas, un peu vexé par les paroles de notre âne bâté, celui-ci lui dit :

- Pas que ça sente si mauvais que cela, tout compte fait, qu’en penses-tu Melchior ?

- Bah ! Moi je ne sens plus rien, voilà mon problème. Répond ce dernier.

- Merci les gars, allez ! Passez votre chemin !

- Mais non ! Lui dit l’âne. Pas question. Excuse-moi, mes parole ont dépassé ma pensée. Dis-nous ton nom, et que fais-tu là ?

Le chat, les regarde chacun leur tour se demandant s’il pouvait faire confiance à ces deux zoziaux (zozos ?), ces drôles d’animaux. Puis, en conclut qu’il n’avait rien à perdre, il avait déjà tout perdu.

- Bon allez, on ne va pas se fâcher, je me nomme Galgabat, c’est de l’hébreu. Pourquoi je ne sais pas vraiment, un soir où il y avait une belle messe de Noël, je suis venue me coucher sur la paille posée au milieu de la nef et à partir de ce moment là c’est ce nom que le prêtre me donna. Ah ! au fait je ne suis pas un mal…

Le deux compères se regardèrent de travers et éclatèrent de rire.

- D’accord jeune fille. Allons marchons tu nous raconteras ta vie en chemin.

Et la petite chatte se mis à raconter ses péripéties. En fait, le curé furieux de voir régulièrement des souris dans la buanderie, avait décidé de noyer le chat, pour en prendre un autre plus jeune, plus vif, avec un meilleur odorat. Car elle aussi, tout comme Melchior, c’est leur flair qui est parti petit à petit lorsque les deux amis ont vieilli. Elle lui explique que l’odeur qu’elle a sur elle :

- C’est ce que les hommes appellent de l’encens.

Elle s’est toujours couchée à côté lorsque le curé le faisait brûler pour la messe du matin, son pelage s’en est imprégné, plus moyen de faire partir cette odeur. Mais bon c’est un parfum qui aujourd’hui lui convient. Il lui permet d’oublier que parfois la ville sent mauvais. Le petit chat commence à attraper froid, l’âne lui propose gentiment de se pelotonner sur son dos.

- S’il te plait évite de me griffer !

- Je veux bien monter.

- Je vais ranger mes griffes, et ne bougerai pas. Promit-il

Les 3 amis sont repartis. Maintenant ils sont trois amis, peut être que dans une autre vie ils auraient été trois ennemis. Un chat ne fait pas bon ménage avec un chien, et un chien et un âne ce n’est pas un couple idéal. Allez les trois compères qui vont en chantant sur la route immaculée de blanc, chantent des chansons de naguères, des chansons d’aujourd’hui, des chansons ? Enfin ils font du bruit, par chance ils sont maintenant bien seuls au milieu de la nuit.

- Peux-tu nous dire ce que veut dire ton nom Galgabat ou tu ne le sais pas ? Demande l’âne

- Je crois avoir entendu une fois le curé raconter l’histoire aux enfants, un soir, si je me souviens bien ce serait Gaspar sous le nom que tous me connaissent…

- Je connais un Gaspar, il n’a pas la même couleur que toi !

- Mais qui est-il ?

- Un humain au service de mon maître, dit l’âne

- Ah ! Voilà, je te rappelle que moi je suis un chat !

Sur leur route il entende un bruit qui vient de derrière un fourré, les trois amis ne sont pas rassurés. Qui peut bien être derrière à les espionner ? C’est l’âne qui va le premier donner l’ordre à l’inconnu de sortir de là où il est.

- Sors de là mécréant, si tu ne veux pas goûter à mes fers dorés.

- Cot…cot…Leur répond l’étranger.

Le chien aboie, le chat miaule une, puis deux fois. Et d’un seul coup, un animal au beau plumage sort le bout de son nez, non ! de son bec. Un peu surpris de voir cet équipage, le coq ne sait que dire, va-t-on le manger ? Le plumer ? Ou tout simplement le tuer ? Il avance doucement, laissant de belles traces dans la neige, qui continue à tomber. Son plumage doré comme les blés, avec quelques reflets rouge orangé, et un peu de noir bleuté, jure sur cette neige. On ne voyait que lui. Les trois amis sont d’abord surpris, puis l’assaillent de questions, qu’il ne comprend pas, tellement il y en a Alors, il gratte le sol, se couche et attend patiemment que ce brouhaha, soit terminé pour enfin pouvoir discuter. Les trois amis sont surpris, ils s’arrêtent, perplexes, puis rient !!!

- Tu es bien le plus malin, petit coq de Barbarie.

- Oui ! À quoi sert de s’époumoner si vous ne m’écoutez ?

- Alors dis-nous, que fais-tu ainsi, loin de ton poulailler ? Tu t’es perdu ? On t’a jeté ? Tu as voulu voir du pays ? Ou as-tu été chassé par les renards ? A moins que...

- Stop! Tu es reparti l’ami, te voilà à nouveau plein de mots ? Allez, calme-toi, demain je serai encore là si tu continues à m’assaillir de questions !

- Mille pardons. Dit l’âne

De là, le coq de Barbarie raconte son aventure. C’était jour de fête au sein de la maison, les invités devaient venir festoyer en ce jour de festivités, ne faisant plus l’affaire dans le poulailler, la cuisinière ne voulait pas en acheter un sur le marché. Alors elle m’a dit en me regardant bien dans les yeux, des fois que je ne comprendrais pas :

- Allez, petit coq de Barbarie, demain c’est la fête un bon coq au vin, pour les invités, tu vas baigner dans un bon Bourgogne, quelques oignons et des petits lardons, et si j’en trouve quelques champignons… Tu aimes ça les champignons…

Il finit par leur dire que la cuisinière en le voyant ainsi, est partie dans un rire, et lui ne comprenais pas. Les poules se sont moquées et les jeunes coqs eux jubilaient. Aussi il n’avait plus qu’une chose à faire, partir avant de cuire. Le coq est triste, mais l’âne, le chien, et le chat, lui demandent de les suivre, ils vont par-là, lui disent-ils en lui montrant du menton le point brillant dans le ciel.

- Vous suivez une étoile ? Et bien on n’est pas encore arrivé ! Dit le coq en soufflant. Il n’avait pas compris qu’ils n’allaient pas jusqu’à l’étoile, mais devaient suivre ce chemin pour découvrir un je ne sais quoi, un petit quelque chose…

- Le chemin est encore long les amis, je vous conseille de lever le camp, allez le coq, fais comme le chat, prends place sur mon dos !

- Alors baisse-toi !

- Comment ça ? Sa majesté a oublié qu’elle avait des ailes pour voler !

- Je ne peux plus voler. La sève de l’arbre sous lequel on a déposé le fumier s’est répandu sur mon plumage jour après jour, et a fini par coller toutes les plumes, je suis incapable de planer. Regarde je ne te mens pas.

L’âne le chien et le chat se penche pour regarder d’un peu plus près, en effet quelque chose de luisant, et d’épais se trouver sur le duvet du coq.

- Bon allez, je veux bien me pencher. Oups, et fait attention avec tes griffes !

- Désolé.

- Tu es bien lourd, pour un si petit coq. Allez en marche !

Et les quatre amis heureux, joyeux, chantent leur bonheur de tout leur cœur, ils chantent si fort que l’on n’entend même plus le vent souffler dans les branchages de la forêt. Ils s’en vont, par monts et par vaux, ils suivent ce qui brille, ce qui les guide vers ce qu’ils ne connaissent pas. Quand l’âne bâté s’arrête net, faisant trébucher le chien qui le suivait, le chat se retient de ne pas tomber, quant au coq il crie son mécontentement.

- Oh l’âne mais que t’arrives-tu ? Crois-tu que nous allons finir par trouver cette chose si on s’arrête à chaque instant ?

- Tais-toi et regarde, lui répond l’animal.

Tous regardent ce que l’âne leur montre du bout de son naseau. La petite étoile suspendue dans le ciel, semble tomber, petit à petit, tel un flocon de neige. Elle glisse, doucement, lentement, sur le grand manteau noir qu’a déposé la nuit lorsqu’elle est apparue. Elle file délicatement sur le ciel de satin, jusqu’à ce qu’elle arrive au beau milieu du chemin. Nos quatre amis sont ébahis, ils ne savent pas quoi dire. Pas un souffle, pas une brise, pas de vent ne vient perturber cet instant. L’étoile s’est posée à leurs pieds. Les a englobés dans sa toile de lumière. Le froid, la peur, la neige et les gens ont disparu. Elle scintille tellement qu’ils ne voient plus que cette intense lumière de chaleur, de bonheur.

- N’ayez pas peur, la personne qui m’envoie ne vous veut que du bien, en ce jour de Noël, qui est l’une des plus belles fête de l’année. Elle vous a vus tous les trois puis quatre suivre un chemin, mon chemin. Elle me demande de vous guider vers une maisonnette où vous serez bien gardés. Elle vous offre le plus beau des cadeaux, l’amour et l’amitié.

Les quatre Amis, sont surpris, hébétés, mais finissent par se réveiller. Plus rien plus de lumière, plus de chaleur, ont-ils rêvé ? Ont-ils perdu la raison à un moment donné ? Ils se regardent, s’épient pour savoir s’ils vont se poser la question, mais bien avant que l’un n’ouvre la bouche, ils s’aperçoivent qu’ils ne sont plus sur le chemin enneigé, mais dans une clairière non loin d’une maisonnée. La cheminée est éteinte, malgré le froid qu’il fait ce soir, et la maison est bien sombre en ce beau soir de Noël. La fée s’est-elle trompée ? Comment a-t-elle fait pour les amener jusqu’à cette maisonnée ? Comment ont-ils parcouru autant de chemin sans s’en être aperçu ?

Près de la porte un homme sans âge les attend.

- Venez mes amis, je vais vous présentez à celui qui demain sera votre « gardien ».

Les animaux se sont approchés, rassurés par la voix douce et légère de cet homme au visage jovial et amical. Ils se demandent de quoi il est question.

- Venez, vous comprenez ?

- Tu nous comprends ? Demande notre âne intelligent

- Oui ! Qui ne comprend pas les amis d’une vie ?

- Heu ! L’âne ne sait que répondre.

Toc, toc, toc, fait la main du vieux monsieur, tout de rouge vêtu.

Toc, toc, toc insiste-t-il, jusqu’à ce que la porte s’ouvre doucement, juste un entrebâillement.

- Qui est là ? demande un homme frigorifié, enroulé dans une couverture mitée.

- Ce n’est qu’un vieil homme qui ne te veut que du bien. Ouvre que je puisse te présenter tes nouveaux amis.

L’individu ouvre un peu plus et sort. Il referme derrière lui la porte qui grince au passage. Elle pleure de ne pas avoir eu de chauffage, elle pleure de froid.

- Tu te nommes Joe n’est-ce pas ?

- Oui dit-il surpris !

- Et c’est bien toi, qui encore criait pour avoir de l’aide pour t’aider à labourer ton champ ?

- Oui… répond Joe surpris encore une fois. Il fait des yeux ronds comme des ballons.

- Alors voilà un âne, il t’aidera au mieux dans la culture de tes quelques ares de pré.

- Mais il est vieux et décharné, même si sa peau est d’une telle beauté, il ne pourra en rien m’aider, dit Joe à l’homme sans nom.

- Que dit tu là, regarde le d’un peu plus près, ne vois-tu pas comme il est fort et prêt à t’aider. Il a porté des charges sur son dos durant des années. Il sera encore d’une aide précieuse pour toi cet été. Crois-moi.

- Si tu le dis vieil homme je te crois, mais les trois autres ne sont pas pour moi ?

- Si ! Le chien, ne sent plus grand-chose, mais a encore l’oreille bien aiguisé, il t’avertira des dangers, ou des futurs rôdeurs. Il sera un bon chien pour ton enfant, il jouera avec lui, et le surveillera dans son lit.

- Bon, pour mon enfant à venir cela peut être un bon compagnon de jeux.

- Ah, tu vois que je dis vrai, répond l’homme sans âge.

- Mais le chat tout blanc sent bien mauvais !

- Que dis-tu là, grâce à cette odeur, tu n’auras plus une souris ni un rat dans ta maison et ton tas de grains. Il sent l’odeur des messes, il sent bon l’encens, il embaumera ta maison, plus aucune vermine ne vous envahira.

- Bon, il n’a pas de puces ? Il est bien blanc pour un vagabond, Oh là c’est une femelle, elle va nous ramener des petits !

- Non, non elle est trop vieille elle ne peut plus mettre bas!

Joe la regarde, il se demande si elle et le chien vont bien se tenir, s’ils ne vont pas tout le temps se courir après, s’il est vraiment raisonnable d’accepter ce cadeau empoisonné. Après un moment de silence, il finit par accepter.

- Ah, tu verras tu ne le regretteras pas.

- Bon pour le coq, que vas-tu me vanter comme qualités ?

- N’as-tu pas un poulailler ? Où les poules s’ennuient et ne te donne plus aucun œufs ?

- Si lui dit le jeune homme, elles n’ont pas pondu depuis des mois, j’ai tout essayé, mais je n’ai pas pu les tuer.

- Eh bien le coq, va remettre de l’ordre et de la gaieté dans ton poulailler, il sera redynamiser ces petites bêtes qui s’ennuient. Il ne peut voler, mais je pense que cela ne te gêne guère ?

Joe regarde son poulailler. En effet, un coq mettra un peu de gaieté, et puis il le réveillera le matin, surtout lorsque l’hiver est bien avancé. Il chantera au lever du soleil, il mangera petits vers et moucherons.

- Vieil homme je ne sais qui tu es, mais tu m’as convaincu. Entre donc deux minutes dans ma modeste maison, je donnerai un peu du vin que j’ai fait cet été.

Le jeune homme se tourne pour ouvrir la porte et avertir son épouse qu’ils ont un compagnon qui vient leur offrir quelques amis. Sur le pas de la porte, il a crié, elle lui répond d’entrer et de vite refermer la porte car le froid est en train d’envahir toute la maisonnée. Joe se retourne et surprise !…

- Mais où est-il passé,

Il entend le chien aboyer, l’âne beugler, le coq coqueline, et le chat finit par miauler… Pour lui signaler que l’homme habillé de rouge et parti dans un drôle d’engin traîné par de superbes bêtes avec des clochettes. Mais apparemment l’homme ne les comprend pas.

- Le vieil homme nous a dit qu’il pouvait nous comprendre, mais celui-ci vraisemblablement ne nous comprend pas!!!

- Arrêtez, dit l’âne bâté. On nous a menti, tant pis il faut que nous restions ici. Allez venez !

Les quatre amis se dirigent vers la bergerie, se couchent dans la paille qui n’a pas servi depuis bien des nuits. Le chien ferme la porte et se couche non loin, pour protéger ses amis. L’âne s’est bien installé, le chat s’est perché sur un tas un pas très loin de lui. Quant au coq il a trouvé une échelle de meunier, il s’y est installé, sur la première marche, pas la peine d’essayer de monter plus haut. Bien vite la chaleur qu’ils dégagent tous quatre, remplit leur abri. Ils sont bien. Ils n’ont besoin de rien d’autre que de se reposer.

Joe, lui est rentré, il n’a pas réussi à trouver des traces de pas dans la neige, pas une empreinte, pas un signe, rien. A-t-il rêvé ? Non puisque les animaux ils les a vus rentrer dans l’enclos puis dans la petite maison, où hier encore il y avait des moutons.

Il raconte toute l’histoire à sa femme, qui souffre depuis peu, l’enfant a décidé de venir maintenant. C’est leur premier, l’homme ne sait ce qui faut faire. Il a peur, mais décide de chanter pour faire passer la douleur, il chante doucement. Bien vite sa femme tremble de froid, ses mains et pieds deviennent bleus a l’inverse de son visage qui s’est empourpré de douleur. L’homme la soulève et la mène vers l’âne, qui de son souffle va pouvoir la réchauffer un tant soit peu. Il a bien eu raison, il fait si bon là où les quatre amis se sont endormis. Il fait bon et le chat de par son odeur à embaumer ce qui hier encore puait. L’homme allonge sa femme non loin de l’âne, lui demande de continuer à souffler. L’âne a compris et respire plus profondément, plus lentement. Une douceur et un parfum de légèreté règne ici, le coq n’a pas bougé, quant au chien il s’est approché.

- Vient ici … Melchior… Tu as un nom prédestiné…

- Si tu savais pense le chien.

- Allez montre-moi ce que tu as de bon a boire dans ton tonnelet.

Joe ouvre le robinet. Rien n’en sort, si ce n’est que quelques petites chose doré.

- Mais qu’est-ce que tu as là-dedans ?

Pas le temps d’y penser, sa femme crie, le bébé arrive, il vient. Au loin on entend la cloche sonner.

1…2…3…4…5…6…7…8…9…10…11…12… Ouin, ouin !!! Le bébé est arrivé au 12ieme coup de minuit. Le bébé a pleuré, la maman est soulagée, elle s’est endormie. Emmailloté, il est sur elle, couché près de l’âne, il a bien chaud.

Maintenant, Joe peut enfin respirer. Il regarde le chien, et lui prend son petit tonneau, le secoues. Il fait un drôle de bruit ! Le casse…

- De l’or ! Des pépites d’or ! Mon dieu MERCI, en plus de m’avoir donné un fils, vous lui avez donné une nouvelle vie.

Le coq quant à lui dégouline… Mais… Qu’a notre ami ?

Joe s’approche de lui, pose une coupelle en dessous de lui et récupère ce qui perle de son plumage, une cire ? Une résine ? Ou … ? Il ne sait pas.

Sa femme s’est réveillée.

- Que fais-tu ainsi, accroupi devant le coq de barbarie ?

- Il pleure un je-ne-sais-quoi ?

- Montre-moi.

Joe s’approche et lui tend la coupelle. Elle sent, touche et fini par sourire !!!

- Merci petit coq, voilà un beau présent !

- Mais qu’est-ce ? Vas-tu me le dire enfin ?

- De la Myrrhe.

- ???

- Elle a de nombreuses propriétés.

- Je ne te savais pas aussi savante !

- N’oublie pas que mon père était médecin, et qu’avec lui j’ai beaucoup appris.

Il regarde autour de lui.

- De la myrrhe, de l’or, de l’encens…cela ne te rappelle pas un autre destin ?

- Si et en plus notre fils est arrivé à minuit en pleine nuit de Noel. C’est le plus beau cadeau que le ciel, et peut être un peu le père Noël, ait pu nous faire.

- Mais alors ?

Le jeune homme sort et scrute le ciel noir, espérant le voir, celui qui cette nuit lui a changé sa vie.

Le vieil homme assis sur son fauteuil préféré, sourit. C’était un beau Noël cette année-là. Bien des années ont passées, bien d’autres miracles il a accompli, mais c’est celui-ci dont il a préféré se souvenir chaque veille de Noël.

la statue des musiciens de Brême des Frêres GRIMM. Allemagne

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LE JEU...LE JEU... LE JEU...

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HUGO, Pirate qui avait peur de l’eau !

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Toute forme d’arme est prohibée ! Pas de maléfices, ni de tours de passe-passe ! Le trésor est un livre dédicacé par les deux artistes à celle ou celui qui répondra précisément aux 3 questions suivantes …

  1. Le nom de la femme pirate Irlandaise la plus célèbre ?
  2. Hergé (le père de tintin) s’est inspiré d’un capitaine célèbre dans les aventures de "Rackham le rouge" quel est son nom ?
  3. Après 1001 batailles et aventures, les pirates aimaient se reposer sur une île. Quel est son nom ? (facile)

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Nous vous souhaitons bonne chasse !

Le jeu sera clôturé sur blogs & Facebook(s) le dimanche 6 janvier 2012 minuit !

Attention!

pour que votre envoi soit validé, vous devez donner vos réponses dans l’ordre des questions puis votre âge et date de naissance (JJ/MM/AAAA)

… si, si, même pour les filles !

Le résultat sera communiqué sur le blog de Val à partir du 13/01/2013.

Le gagnant devra communiquer ses coordonnées pour l’envoi.

Piratement vôtre !

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un petit mot sur : La plume de l'ARGILETE

un petit mot sur : La plume de l'ARGILETE

La maison d'édition la plume de l'ARGILÈTE, une maison sans tralala, mais avec un cœur gros comme ça: Grâce à l'argent récupéré sur les ouvrages vendus par la maison, fabriqués de façon artisanale et bénévole dans leurs locaux, vous aidez leur association à poursuivre son but: produire des livres adaptés aux personnes déficientes visuelle ou présentant un handicap physique ou mental (sclérose en plaque, autisme...)

les bénéfices des ventes seront reversés à leur "cagnotte" BIBLIOBRAILLE, dont l'aboutissement sera l'achat d'une imprimante en braille. Afin de proposer leurs livres en version braille.

Bref, en plus de vous faire plaisir, ou de faire plaisir, par un livre de qualité, des histoires de rêves. Vous faites un geste pour une association qui oeuvre dans le bon sens.

Joyeux fêtes de fin d'année 2012 !

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Alice et le château maudit

Alice et le château maudit

RESUMÉ du 1er tome

Alice est une pré-adolescente, qui se voit privée brutalement de ses parents, tous deux archéologues, morts dans un accident d’avion, puis éloignée de son tuteur et parrain, atteint d’un cancer et hospitalisé. Elle est installée dans un centre, en vue d’être placée en famille d’accueil, seulement son caractère bien trempé ne lui permet pas cela. Elle reste donc dans cette structure épaulée par son Ami avec un grand « A » Niel. Alice se découvre une passion pour le château de la région, mais ce dernier est « vivant », il va l’appeler, la hanter. Alice va commencer à entendre des voix et finir par se rendre au château contre l’avis de tous. Là ! Stupeur, une révélation lui sera transmise sur ses parents, et découvre un être particulier, d’une laideur repoussante, mais qui a appris à avoir du cœur. Alice va recevoir une mission, en échange, cette créature lui révélera un secret sur ses parents...

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Alice et le château maudit

Alice et le château maudit

C'est le titre du livre présenté au concours : Gallimard Jeunesse

Dans quelques jours je vous devoilerai un petit bout du livre que j'ai proposé au concours Gallimard Jeunesse.

Patience!

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